samedi 20 juin 2015

Conférence samedi 27 juin 2015

M. MORINO Yūsuke (Osaka University)

The Relation of Doxa and Self in the Philosophy of Kitarô Nishida


Samedi 27 juin 2015, 14h30-16h
La salle 3.15

I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins. 

Résumé : 

This presentation is going to deal with the philosophy of Kitarô Nishida (1870-1945), who is known as the first Japanese “philosopher.” Especially, I want to focus on his theory about “Self.” 

Some studies about Nishida have emphasized “Non-self” on his writings. In their readings, Nishida insists that our Self, which is expressed by a subjective word are some sort of an illusion. The only real existence is the moving direct experience and “Self” as the subjective word is a result of a negative abstraction from the living experience. Of course, this thesis of Nishida is an important issue. However when we think about Nishida’s later philosophy, the more important point is below; “Self” is also an illusion in Nishida’s later thought, however it is an indispensable illusion. Simply, we must say “I” whether it is an illusion or not. This view relates to “doxa” or “contradiction” on his later thought. Nishida constructs his middle and later philosophy with this “contradiction” between the moving informal experience (in his word, the true Self) and static subjective “I.” 

vendredi 6 février 2015

Conférence samedi 21 février 2015

M. Romaric JANNEL (E.P.H.E.)

La Question du tétralemme dans la philosophie de YAMAUCHI Tokuryû


Samedi 21 février 2015, 14h30-16h30
La salle 3.11

I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins. 

Résumé : 

Yamauchi Tokuryū (1890-1982) n’est pas un auteur mineur de la philosophie japonaise, et encore moins de la philosophie en général. De son vivant, il obtint de prestigieuses positions académiques, telles que la première chaire de philosophie à l’Université de Kyōto, et de prestigieuses récompenses puisqu’il fut au Japon entre autres décoré de l’Ordre du Soleil Levant de seconde classe et désigné « Personne ayant rendu des services méritoires à la culture ». Polyglotte considéré par ses contemporains comme un savant remarquable, il consacra sa carrière de philosophe à commenter, par la lecture de textes originaux, des traditions philosophiques allant de la philosophie grecque à la philosophie indienne en passant par les philosophies allemande, française et chinoise. Ces commentaires de grand intérêt font de lui l’un des plus grands savants japonais du XXe siècle. Il fit notamment la critique, dans l’original, des présocratiques, de Platon, d’Aristote, de Hegel, de Kant, de Rickert et d’Heidegger. De 1916 à 1982, il s’attela à son œuvre avec ténacité et élabora une philosophie originale en s’appuyant sur des commentaires érudits d’auteurs occidentaux et orientaux – outre les auteurs occidentaux cités supra –, de Lao Zi, de Nāgārjuna et de sa traduction par Kumārajīva, des traductions Xuanzang ou encore de Nishida Kitarō. Ce n’est seulement que dans l’après-guerre qu’il proposa au public japonais d’alors une philosophie qui lui était propre et qui s’écartait de fait de celle de ses condisciples de l’École de Kyōto ainsi que de celle de son maître Nishida Kitarō.

jeudi 15 janvier 2015

Conférence samedi 31 janvier 2015

Mlle. INUTSUKA Yû (Université de Tôkyô, EHESS)

Sensation du milieu : la critique de Heidegger par WATSUJI Tetsurô


Watsuji devant sa maison (1956)
Samedi 31 janvier 2015, 14h30-16h30
La salle 3.11

I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins. 

Résumé :

Au cours des dernières années, Fûdo (« Climat/Milieu humain », 1935) de Tetsurô Watsuji a suscité l'attention des chercheurs, en particulier dans le domaine de la philosophie de l'environnement. Il est notoire que Watsuji a écrit cet ouvrage sous l'inspiration de Sein und Zeit (1927) de Heidegger et qu'il y a introduit la notion de « fudosei » (climaticity/médiance) comme une contrepartie à « l'historicité » de Heidegger. Il est cependant difficile de comprendre l'intention critique de Watsuji uniquement à partir des passages qu’il y consacre dans Fûdo, ce qui peut être à l'origine d'interprétations erronées. Une réelle compréhension nécessite en effet la lecture des textes qui lui sont à la fois antérieurs et postérieurs.

jeudi 4 décembre 2014

Conférence samedi 20 décembre 2014

M. Simon EBERSOLT  (Inalco/Paris I, Université de Kyoto)

KUKI Shûzô 九鬼周造 et la phénoménologie.


Kuki et Amano Teiyū (1923)
Samedi 15 novembre 2014, 14h30-16h30
La salle 3.15

I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins. 

Résumé :

Kuki Shûzô (1888-1941), qui a suivi les cours de Husserl et de Heidegger (1927-1928), écrit ses textes sur l’iki (1926-1930) en ayant pour référence méthodologique explicite leur phénoménologie. Cependant, cette référence explicite à la phénoménologie allemande disparaît dans ses textes sur la contingence (1929-1939), notamment dans son œuvre principale, Le problème de la contingence (1935), qui revendique une dimension métaphysique. Est-ce à dire alors que la théorie de la contingence chez Kuki n’a rien à voir avec la phénoménologie ? Notamment par l’examen de ses cours sur Heidegger et la comparaison avec La structure de l’« iki », nous tenterons de mettre en lumière la dimension phénoménologique de sa théorie de la contingence. 

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Accès libre

Conférence suivie d'une discussion

Responsables : Simon EBERSOLT, Akinobu KURODA, Takako SAITÔ, Bernard STEVENS, Mayuko UEHARA 

Contact courriel : takako.saito@univ-lehavre.frakinobukuroda@gmail.comsimon.ebersolt@gmail.com.

dimanche 12 octobre 2014

Conférence samedi 15 novembre 2014

M. Michael LUCKEN  (Directeur du CEJ, INALCO)

Baikai (Mittel) contre baitai (Medium) : l’espace dans « La logique des comités » (1936) de NAKAI Masakazu.

Samedi 15 novembre 2014, 14h30-16h30
La salle 3.15

I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins

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Accès libre

Conférence suivie d'une discussion

Responsables : Simon EBERSOLT, Akinobu KURODA, Takako SAITÔ, Bernard STEVENS, Mayuko UEHARA 

Contact courriel : takako.saito@univ-lehavre.frakinobukuroda@gmail.comsimon.ebersolt@gmail.com.

dimanche 14 septembre 2014

TSURUMI Shunsuke 鶴見俊輔 (1922-)

Par Brice Fauconnier

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Philosophe, essayiste et critique littéraire. Dernier intellectuel encore vivant représentant le progressisme et le pacifisme, marqué par le vécu de la période de la guerre, Tsurumi commence ses études universitaires à Harvard (1939). Il est rapatrié en 1942 et mobilisé à Java puis à Singapour. Traducteur du pragmatisme américain, membre fondateur du Groupe d’étude scientifique de la pensée (avec entre autres Maruyama Masao), ses analyses d’après-guerre allient philosophie du langage, souci de scientificité, analyse du discours et critique des revirements politiques et idéologiques au Japon des années 1920 à la fin des années 1980 (en jap. tenkô). Opposé à la guerre du Vietnam et au réarmement du Japon, il milite contre les oublis et les déformations de la Seconde Guerre mondiale au Japon et aux États-Unis. Les champs et le style de ses interventions sont vastes : textes théoriques sur la connaissance scientifique, commentaires sur auteur, journalisme, culture populaire, diffusion d’une version critique de l’histoire du Japon dans le monde à travers de nombreux séjours à l’étranger (Canada, Mexique), etc.

Tsurumi Shunsuke shû 鶴見俊輔集 (Œuvres de Tsurumi Shunsuke), Tokyo, Chikuma shobō, 1991-1992, 19 vol. parus.

TOSAKA Jun 戸坂潤 (1900-1945)

Par Brice Fauconnier

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Philosophe matérialiste. Il débute à l’Université de Kyôto sous la direction de Tanabe Hajime avec les questions d’espace euclidien et non euclidien, la philosophie des sciences et le néo-kantisme (trad. de Wildenband). Résolument marxiste (dont le modèle est La Question juive de Marx), il s’intéresse ensuite aux théories des sciences, à la technique et à la critique de l’idéologie au moyen d’une analyse des discours intellectuels philosophique, littéraire et esthétisant. Membre fondateur du Groupe d’études matérialistes (1932-1938), il est censuré à plusieurs reprises, licencié deux fois et emprisonné trois fois. Il poursuit néanmoins son entreprise critique théorique et journalistique de l’actualité, notamment contre la guerre et les intellectuels ou les dirigeants soutenant l’idée d’une suprématie identitaire japonaise en Asie de l’Est et dans le Pacifique. Il meurt en prison le 9 août 1945. Son ouvrage le plus cité reste ses Essais sur l’idéologie japonaise (trois éditions de 1935 à 1937).

Tosaka Jun zenshû  戸坂潤全集 (Œuvres complètes de Tosaka Jun), Tokyo, Keisô shoten, 1967, 6 vol.