mardi 13 juin 2017

Groupe d’étude de philosophie japonaise Année 2016-2017

CEJ/INALCO

Samedi  5 novembre  2016, 14h30-17h00, INALCO Grands Moulins (Salle 5.28 )

        Arthur MITTEAU (Inalco)
        Titre : Autour de deux concepts de l’esthétique : les évolutions
        croisées d’Ernest Fenollosa et Okakura Tenshin 岡倉天心 
        comme une critique interne du modèle intellectuel de 
        l’esthétique »

        Simon EBERSOLT (Inalco / Paris I )
        Titre : L’attitude de Kuki Shûzô 九鬼周造 devant la Guerre 
        sino-japonaise et sa philosophie de la contingence

Samedi  1er avril 2017, 14h30-17h30, INALCO Grands Moulins  (Salle 3.03 )

         Emmanuel LOZERAND (Inalco)
         Titre : Langue japonaise et philosophie

         Samuel MARIE (Université Lyon III )
         Titre : La Critique de la modernité japonaise par Maruyama 
         Masao 丸山眞男

Conférences Samedi 24 juin 2017

 
Antonio-Ryo SATO (Ordre des Prêcheurs, Strasbourg) 

Titre : La « contemplation existentielle » comme expérience authentique dans la religion selon Nishitani Keiji.


Résumé : « Surmonter le nihilisme à travers le nihilisme », c’est le thème sous lequel Nishitani Keiji (1900-1990) a cherché à redécouvrir le sens véritable de la religion. La modernité est arrivée à ne reconnaître aucune finalité providentielle à ce monde et à l’existence humaine. Selon Nishitani, il serait impossible de ne pas tenir compte de la réalité démontrée par les sciences modernes afin de revenir aux religiosités anciennes et désuètes. Toutefois, il trouve inacceptable que l’humanité continue à se déshumaniser de plus en plus par sa techno-puissance et à ne pas reconnaître le problème du nihilisme qui sape notre raison d’être. Si la religion peut avoir une valeur pour nous qui vivons l’histoire irréversible, elle doit pouvoir préciser son bien-fondé par rapport à la connaissance philosophique et scientifique qui repose, quant à elle, sur la raison autonome. En même temps, la religion ne doit pas se couper de la réalité indiquée par cette connaissance. Cela réclame naturellement que la religion ne se réduise pas à une foi qui rejette la raison humaine, autrement dit, qu’elle se débarrasse d’une certaine tendance fidéiste. Nishitani ne vise pas à faire cohabiter la connaissance rationnelle et la foi religieuse, ni à les mettre sur un pied d’égalité. Il ne s’agit pas non plus d’abolir simplement le fidéisme opposé à l’autonomie de la raison humaine. Pour lui, le sens véritable de la religion consiste dans une sorte d’expérience existentielle où le Transcendant absolument autre que moi est connu en moi comme Origine qui ne vient pas de moi-même. Cela est expérimenté par le moi qui se détache de moi-même en tant que sujet immuable ou ego réifié. Cette expérience est essentielle non seulement à l’égard de la connaissance rationnelle mais aussi à l’égard de la foi en tant qu’elle s’oppose à la raison. C’est en effet l’expérience existentielle qui se charge d’intégrer dialectiquement en elle-même ces deux instances opposées que sont la foi et la raison. Car on constate au sein de cette expérience que la négation absolue de soi devient affirmation absolue de soi par l’éveil à la subjectivité originaire. Ce qui revient à dire que la contemplation du Transcendant à l’intérieur de soi permet de se reconnaître dans le Transcendant. Cette contemplation fait ainsi vivre la liberté créatrice au milieu des pratiques de ce monde. Nishitani déclare que cela n’est rien d’autre que la mystique authentique réalisée par celles et ceux qui exercent la vraie « intelligence religieuse » englobant toutes les dimensions de la vie humaine.

KURODA Akinobu (Université de Strasbourg) 

Titre : Un autre dépassement de la modernité – le « sujet » de la « langue nationale » et son destin. 

mercredi 7 juin 2017

Conférence Samedi 3 juin 2017

 
Marc PEETERS (Université Libre de Bruxelles) 

Titre : KUKI Sûzô 九鬼周造: Temporalité et contingence.


Résumé : L’objet de cette communication est de mettre en évidence les structures architectoniques propres au Problème de la contingence, opus magnum de Kuki. Après une approche kantienne de la contingence comme de l’étonnement, ce travail vise à circonscrire les apparences transcendantales et existentiales structurant la démarche philosophique comme « surprise » ou « reprise ». C’est dire que la conception du temps et de la spatio-temporalisation du Dasein renvoie à l’abstraction de raison raisonnée du projet philosophique heideggerien. Sans qu’il y ait de dimension morale à l’Analytique existentiale, nous interrogeons l’éventuelle « éthique » de la contingence. Cette dernière n’est autre que la définition, en définitive impossible selon la leçon de Kant, de la philosophie, profondément existentialiste au sens allemand de ce courant philosophique, la pensée de Kuki procède par « êtres philosophiques et abstraits (comme dit Descartes) », marquant une tension philosophique profonde entre la structure du temps et son inscription ontologique. Car interroger la contingence, par-delà la casuistique des concepts modaux, c’est eo ipso interroger le vécu de la conscience temporalisée. Ainsi, nous montrons les différentes dimensions kantiennes dans l’étude de la modalité semi-régulatrice, le défi est alors de penser architectoniquement la « Grande Santé », comme schème de tout « germe philosophique ».

TACHIBANA Tomoaki (Université de Clermont Auvergne) 

Titre : Présence et absence de Fichte dans le premier NISHIDA Kitarô 西田幾多郎. 

mardi 14 mars 2017

Conférence Samedi 1 avril 2017

 
Emmanuel LOZERAND (Inalco) 

Titre : Langue japonaise et philosophie.


Résumé :Pour réfléchir aux relations entre langue japonaise et philosophie, on procédera en deux temps. L’intervention débutera par une lecture critique de l'article d'Augustin Berque, « Le japonais » (in Jean-François Mattéi dir.) Encyclopédie philosophique universelle, IV : le Discours philosophique, Presses universitaires de France, 1998, p. 240-250). Elle se poursuivra, à partir de l'étude de quelques exemples, par une tentative d’évaluer certaines des caractéristiques philosophiques de la langue japonaise, que ce soit en terme de lexique, de syntaxe ou de rhétorique. On pourra ainsi s’interroger sur l’étonnant écart qui se fait jour entre la richesse des ressources conceptuelles et logiques réelles de la langue japonaise d’une part, les propriétés d’« absence », d’« immanence » ou de « dessaisissement », qui lui sont abondamment prêtées d’autre part.

Samuel MARIE (Université Lyon III) 

Titre : La critique de la Modernité japonaise par MARUYAMA Masao.