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dimanche 14 septembre 2014

MIKI Kiyoshi 三木清 (1897-1945)

Par Simon Ebersolt 

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Miki Kiyoshi entre en 1917 à l’Université impériale de Kyôto pour suivre les cours de Nishida Kitarô, dont les Études sur le bien (1911) l’ont impressionné. Entre 1922 et 1925, il fait des séjours universitaires en Allemagne, pour suivre les cours de Rickert à Heidelberg, puis ceux de Heidegger à Marbourg, et en France, où il rédige une grande partie de sa première œuvre publiée, L’étude de l’homme chez Pascal (1926), interprétation de l’œuvre du philosophe français selon la méthode herméneutique heideggérienne. Tandis qu’il devient enseignant à l’Université Hôsei (Tôkyô) en 1927, il s’intéresse de plus en plus au marxisme sur lequel il publie plusieurs articles retentissants, comme « La forme marxienne de l’anthropologie » (1927), mais accusé d’avoir aidé financièrement le Parti communiste japonais, il est emprisonné et perd son poste en 1930. Sorti de prison et abandonnant la carrière universitaire, Miki écrit des commentaires sur l’actualité pour le Journal Yomiuri, tout en continuant de publier des articles et des œuvres philosophiques, comme La philosophie de l’histoire (1932) et La logique de l’imagination (t. 1 publié en 1939), qui portent sur les rapports entre le rationnel et l’irrationnel (entre ce qu’il appelle le logos et le pathos), en particulier sur la structure par laquelle l’irrationalité de l’être parvient à la rationalité. Dans un contexte de guerre contre la Chine, il participe à partir de 1937 à un think tank gouvernemental, l’Association de recherche Shôwa, où il met en avant l’idée de « communauté est-asiatique ». Soupçonné d’avoir caché un communiste recherché par la police politique, il est envoyé en prison et y meurt en 1945.