Le groupe reprendra ses activités de l’année 2016-2017 par deux
communications :
Arthur MITTEAU (Inalco)
Titre :
Autour de deux concepts de l’esthétique : les évolutions croisées d’Ernest
Fenollosa et Okakura Tenshin 岡倉天心 comme une critique interne du modèle intellectuel de l’esthétique.
Résumé :Il y a beaucoup de façons de définir aujourd’hui le terme d’« esthétique » ; ainsi, sur un plan académique, le terme devient souvent synonyme de « philosophie de l’art » ou de « philosophie de l’œuvre d’art » en général. Mais dans l’esthétique du dix-huitième siècle occidental, contexte intellectuel dans lequel est né le terme lui-même, celui-ci désigne un ensemble d’approches fédérées par un questionnement autour de notions centrales comme le goût ou encore le beau. L’esthétique est alors d’une part, caractérisée par une insistance sur le pôle de la réception (le spectateur de l’œuvre), de l’autre par son approche globale, totalisante, sur les différents genres artistiques qui tombent dans son champ : elle se définit par le fait d’aborder tous ces arts sous l’angle de questions identiques, tournant autour de la question de la nature du jugement de goût, c’est-à-dire de l’expérience esthétique elle-même.
Affichage des articles dont le libellé est Simon Ebersolt. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Simon Ebersolt. Afficher tous les articles
mercredi 5 octobre 2016
samedi 24 octobre 2015
Nishida Kitarō 西田幾多郎 (1870–1945)
Par Simon Ebersolt
Voir le PDF.
Voir le PDF.
Nishida Kitarô zenshû 西田幾多郎全集 (Œuvres complètes de Nishida Kitarô), éd. Abe Yoshishige 安倍能成 et al., 19 vol., Tôkyô, Iwanami shoten 岩波書店, 1965-1966. [en abrégé NKZ, avec indication du volume en chiffres romains]
Nishida tetsugaku senshû 西田哲学選集 (Œuvres choisies de la
philosophie de Nishida), dir. Ueda Shizuteru 上田閑照, 9 vol., Kyôto, Tôeisha
燈影舎, 1998.
Nishida Kitarô zenshû 西田幾多郎全集 (Œuvres complètes de Nishida
Kitarô), éd. Takeda Atsushi 竹田篤司 et al., 22 vol., Tôkyô, Iwanami Shoten, 2002-2009 (nouvelle
édition des œuvres complètes de Nishida).
I) Textes de Nishida
traduits en français :
« Dieu », trad. par Girard Frédéric, in Cahiers pour un
temps : écritures japonaises, Centre Georges Pompidou, 1986 ;
trad. de la section « Kami » 神 du
chapitre « Shûkyô » 宗教 (La religion) de : Zen no kenkyû 善の研究, Tôkyô, Iwanami shoten, 1911 (NKZ I, p. 178-189).
La culture japonaise en question, trad. par Lavelle Pierre, Paris, Publications
Orientales de France, 1991 ; trad. de : Nihon bunka no mondai 日本文化の問題, Tôkyô, Iwanami shoten, 1940 (NKZ
XII, p. 275-394).
jeudi 4 décembre 2014
Conférence samedi 20 décembre 2014
M. Simon EBERSOLT (Inalco/Paris I, Université de Kyoto)
KUKI Shûzô 九鬼周造 et la phénoménologie.
Samedi 15 novembre 2014, 14h30-16h30
La salle 3.15
I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins.
Résumé :
Kuki Shûzô (1888-1941), qui a suivi les cours de Husserl et de Heidegger (1927-1928), écrit ses textes sur l’iki (1926-1930) en ayant pour référence méthodologique explicite leur phénoménologie. Cependant, cette référence explicite à la phénoménologie allemande disparaît dans ses textes sur la contingence (1929-1939), notamment dans son œuvre principale, Le problème de la contingence (1935), qui revendique une dimension métaphysique. Est-ce à dire alors que la théorie de la contingence chez Kuki n’a rien à voir avec la phénoménologie ? Notamment par l’examen de ses cours sur Heidegger et la comparaison avec La structure de l’« iki », nous tenterons de mettre en lumière la dimension phénoménologique de sa théorie de la contingence.
Voir le PDF.
Accès libre
Conférence suivie d'une discussion
Responsables : Simon EBERSOLT, Akinobu KURODA, Takako SAITÔ, Bernard STEVENS, Mayuko UEHARA
Contact courriel : takako.saito@univ-lehavre.fr, akinobukuroda@gmail.com, simon.ebersolt@gmail.com.
KUKI Shûzô 九鬼周造 et la phénoménologie.
![]() |
| Kuki et Amano Teiyū (1923) |
La salle 3.15
I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins.
Résumé :
Kuki Shûzô (1888-1941), qui a suivi les cours de Husserl et de Heidegger (1927-1928), écrit ses textes sur l’iki (1926-1930) en ayant pour référence méthodologique explicite leur phénoménologie. Cependant, cette référence explicite à la phénoménologie allemande disparaît dans ses textes sur la contingence (1929-1939), notamment dans son œuvre principale, Le problème de la contingence (1935), qui revendique une dimension métaphysique. Est-ce à dire alors que la théorie de la contingence chez Kuki n’a rien à voir avec la phénoménologie ? Notamment par l’examen de ses cours sur Heidegger et la comparaison avec La structure de l’« iki », nous tenterons de mettre en lumière la dimension phénoménologique de sa théorie de la contingence.
Voir le PDF.
Accès libre
Conférence suivie d'une discussion
Responsables : Simon EBERSOLT, Akinobu KURODA, Takako SAITÔ, Bernard STEVENS, Mayuko UEHARA
Contact courriel : takako.saito@univ-lehavre.fr, akinobukuroda@gmail.com, simon.ebersolt@gmail.com.
dimanche 14 septembre 2014
MIKI Kiyoshi 三木清 (1897-1945)
Par Simon Ebersolt
Voir le PDF
Voir le PDF
Miki
Kiyoshi entre en 1917 à l’Université impériale de Kyôto pour suivre les cours
de Nishida Kitarô, dont les Études sur le
bien (1911) l’ont impressionné. Entre 1922 et 1925, il fait des séjours
universitaires en Allemagne, pour suivre les cours de Rickert à Heidelberg,
puis ceux de Heidegger à Marbourg, et en France, où il rédige une grande partie
de sa première œuvre publiée, L’étude de
l’homme chez Pascal (1926), interprétation de l’œuvre du philosophe français
selon la méthode herméneutique heideggérienne. Tandis qu’il devient enseignant
à l’Université Hôsei (Tôkyô) en 1927, il s’intéresse de plus en plus au
marxisme sur lequel il publie plusieurs articles retentissants, comme « La
forme marxienne de l’anthropologie » (1927), mais accusé d’avoir aidé
financièrement le Parti communiste japonais, il est emprisonné et perd son
poste en 1930. Sorti de prison et abandonnant la carrière universitaire, Miki écrit
des commentaires sur l’actualité pour le Journal
Yomiuri, tout en continuant de publier des articles et des œuvres
philosophiques, comme La philosophie de
l’histoire (1932) et La logique de
l’imagination (t. 1 publié en 1939), qui portent sur les rapports entre le
rationnel et l’irrationnel (entre ce qu’il appelle le logos et le pathos), en
particulier sur la structure par laquelle l’irrationalité de l’être parvient à
la rationalité. Dans un contexte de guerre contre la Chine, il participe à
partir de 1937 à un think tank
gouvernemental, l’Association de recherche Shôwa, où il met en avant l’idée de « communauté
est-asiatique ». Soupçonné d’avoir caché un communiste recherché par la police
politique, il est envoyé en prison et y meurt en 1945.
samedi 13 septembre 2014
KUKI Shûzô 九鬼周造 (1888-1945)
Par Simon Ebersolt
Voir le PDF
Voir le PDF
Après
des études de philosophie à l’Université impériale de Tôkyô (1909-1913) et en
Europe (1921-1928), notamment en France, où il rencontre entre autres Bergson
et Sartre, et en Allemagne, où il assiste aux cours de Husserl et de Heidegger,
Kuki Shûzô publie à Paris ses Propos sur
le temps – écrits en français et regroupant deux exposés prononcés à la
Décade de Pontigny de 1928 –, où il affirme le croisement du temps
phénoménologique et du temps métaphysique. De retour au Japon en 1929, il
devient, recommandé par Nishida Kitarô, enseignant à l’Université impériale de
Kyôto, où il va alors donner des cours sur l’histoire de la philosophie
occidentale depuis l’époque moderne, sur la philosophie française, assez méconnue
à l’époque, mais aussi sur des contemporains comme Bergson, Husserl et
Heidegger. Inspiré par la méthode phénoménologique, Kuki propose dans La structure de l’iki (1930) une
interprétation du phénomène intersubjectif de l’iki, supposé exclusivement japonais. Ses recherches ont
principalement porté sur la notion de contingence, qu’il considère comme le
« problème touchant le noyau de l’existence » et comme le thème
métaphysique par excellence, ainsi qu’il l’affirme dans son œuvre principale, Le problème de la contingence (1935).
C’est un concept dont la structure principale, la rencontre hic et nunc, se déploie dans toute son
œuvre, aussi bien dans ses réflexions sur le temps que dans ses analyses des
phénomènes esthétiques, en particulier de la rime.
Inscription à :
Articles (Atom)
