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mercredi 5 octobre 2016

Conférence Samedi 5 novembre 2016

Le groupe reprendra ses activités de l’année 2016-2017 par deux communications :

Arthur MITTEAU (Inalco) 

Titre : Autour de deux concepts de l’esthétique : les évolutions croisées d’Ernest Fenollosa et Okakura Tenshin 岡倉天心 comme une critique interne du modèle intellectuel de l’esthétique.


Résumé :Il y a beaucoup de façons de définir aujourd’hui le terme d’« esthétique » ; ainsi, sur un plan académique, le terme devient souvent synonyme de « philosophie de l’art » ou de « philosophie de l’œuvre d’art » en général. Mais dans l’esthétique du dix-huitième siècle occidental, contexte intellectuel dans lequel est né le terme lui-même, celui-ci désigne un ensemble d’approches fédérées par un questionnement autour de notions centrales comme le goût ou encore le beau. L’esthétique est alors d’une part, caractérisée par une insistance sur le pôle de la réception (le spectateur de l’œuvre), de l’autre par son approche globale, totalisante, sur les différents genres artistiques qui tombent dans son champ : elle se définit par le fait d’aborder tous ces arts sous l’angle de questions identiques, tournant autour de la question de la nature du jugement de goût, c’est-à-dire de l’expérience esthétique elle-même.

samedi 24 octobre 2015

Nishida Kitarō 西田幾多郎 (1870–1945)

Par Simon Ebersolt

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Nishida Kitarô zenshû 西田幾多郎全集 (Œuvres complètes de Nishida Kitarô), éd. Abe Yoshishige 安倍能成 et al., 19 vol., Tôkyô, Iwanami shoten 岩波書店, 1965-1966. [en abrégé NKZ, avec indication du volume en chiffres romains]

Nishida tetsugaku senshû 西田哲学選集 (Œuvres choisies de la philosophie de Nishida), dir. Ueda Shizuteru 上田閑照, 9 vol., Kyôto, Tôeisha 燈影舎, 1998.

Nishida Kitarô zenshû 西田幾多郎全集 (Œuvres complètes de Nishida Kitarô), éd. Takeda Atsushi 竹田篤司 et al., 22 vol., Tôkyô, Iwanami Shoten, 2002-2009 (nouvelle édition des œuvres complètes de Nishida).

I) Textes de Nishida traduits en français :

« Dieu », trad. par Girard Frédéric, in Cahiers pour un temps : écritures japonaises, Centre Georges Pompidou, 1986 ; trad. de la section « Kami » du chapitre « Shûkyô » 宗教 (La religion) de : Zen no kenkyû 善の研究, Tôkyô, Iwanami shoten, 1911 (NKZ I, p. 178-189).

La culture japonaise en question, trad. par Lavelle Pierre, Paris, Publications Orientales de France, 1991 ; trad. de : Nihon bunka no mondai 日本文化の問題, Tôkyô, Iwanami shoten, 1940 (NKZ XII, p. 275-394).

jeudi 4 décembre 2014

Conférence samedi 20 décembre 2014

M. Simon EBERSOLT  (Inalco/Paris I, Université de Kyoto)

KUKI Shûzô 九鬼周造 et la phénoménologie.


Kuki et Amano Teiyū (1923)
Samedi 15 novembre 2014, 14h30-16h30
La salle 3.15

I.N.A.L.C.O. - Pôle des Langues et Civilisations 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris Métro 14 et RER C : Bibliothèque François Mitterrand Sortie : rue des Grands Moulins. 

Résumé :

Kuki Shûzô (1888-1941), qui a suivi les cours de Husserl et de Heidegger (1927-1928), écrit ses textes sur l’iki (1926-1930) en ayant pour référence méthodologique explicite leur phénoménologie. Cependant, cette référence explicite à la phénoménologie allemande disparaît dans ses textes sur la contingence (1929-1939), notamment dans son œuvre principale, Le problème de la contingence (1935), qui revendique une dimension métaphysique. Est-ce à dire alors que la théorie de la contingence chez Kuki n’a rien à voir avec la phénoménologie ? Notamment par l’examen de ses cours sur Heidegger et la comparaison avec La structure de l’« iki », nous tenterons de mettre en lumière la dimension phénoménologique de sa théorie de la contingence. 

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Accès libre

Conférence suivie d'une discussion

Responsables : Simon EBERSOLT, Akinobu KURODA, Takako SAITÔ, Bernard STEVENS, Mayuko UEHARA 

Contact courriel : takako.saito@univ-lehavre.frakinobukuroda@gmail.comsimon.ebersolt@gmail.com.

dimanche 14 septembre 2014

MIKI Kiyoshi 三木清 (1897-1945)

Par Simon Ebersolt 

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Miki Kiyoshi entre en 1917 à l’Université impériale de Kyôto pour suivre les cours de Nishida Kitarô, dont les Études sur le bien (1911) l’ont impressionné. Entre 1922 et 1925, il fait des séjours universitaires en Allemagne, pour suivre les cours de Rickert à Heidelberg, puis ceux de Heidegger à Marbourg, et en France, où il rédige une grande partie de sa première œuvre publiée, L’étude de l’homme chez Pascal (1926), interprétation de l’œuvre du philosophe français selon la méthode herméneutique heideggérienne. Tandis qu’il devient enseignant à l’Université Hôsei (Tôkyô) en 1927, il s’intéresse de plus en plus au marxisme sur lequel il publie plusieurs articles retentissants, comme « La forme marxienne de l’anthropologie » (1927), mais accusé d’avoir aidé financièrement le Parti communiste japonais, il est emprisonné et perd son poste en 1930. Sorti de prison et abandonnant la carrière universitaire, Miki écrit des commentaires sur l’actualité pour le Journal Yomiuri, tout en continuant de publier des articles et des œuvres philosophiques, comme La philosophie de l’histoire (1932) et La logique de l’imagination (t. 1 publié en 1939), qui portent sur les rapports entre le rationnel et l’irrationnel (entre ce qu’il appelle le logos et le pathos), en particulier sur la structure par laquelle l’irrationalité de l’être parvient à la rationalité. Dans un contexte de guerre contre la Chine, il participe à partir de 1937 à un think tank gouvernemental, l’Association de recherche Shôwa, où il met en avant l’idée de « communauté est-asiatique ». Soupçonné d’avoir caché un communiste recherché par la police politique, il est envoyé en prison et y meurt en 1945.

samedi 13 septembre 2014

KUKI Shûzô 九鬼周造 (1888-1945)

Par Simon Ebersolt

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Après des études de philosophie à l’Université impériale de Tôkyô (1909-1913) et en Europe (1921-1928), notamment en France, où il rencontre entre autres Bergson et Sartre, et en Allemagne, où il assiste aux cours de Husserl et de Heidegger, Kuki Shûzô publie à Paris ses Propos sur le temps – écrits en français et regroupant deux exposés prononcés à la Décade de Pontigny de 1928 –, où il affirme le croisement du temps phénoménologique et du temps métaphysique. De retour au Japon en 1929, il devient, recommandé par Nishida Kitarô, enseignant à l’Université impériale de Kyôto, où il va alors donner des cours sur l’histoire de la philosophie occidentale depuis l’époque moderne, sur la philosophie française, assez méconnue à l’époque, mais aussi sur des contemporains comme Bergson, Husserl et Heidegger. Inspiré par la méthode phénoménologique, Kuki propose dans La structure de l’iki (1930) une interprétation du phénomène intersubjectif de l’iki, supposé exclusivement japonais. Ses recherches ont principalement porté sur la notion de contingence, qu’il considère comme le « problème touchant le noyau de l’existence » et comme le thème métaphysique par excellence, ainsi qu’il l’affirme dans son œuvre principale, Le problème de la contingence (1935). C’est un concept dont la structure principale, la rencontre hic et nunc, se déploie dans toute son œuvre, aussi bien dans ses réflexions sur le temps que dans ses analyses des phénomènes esthétiques, en particulier de la rime.